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Duel

SASU ou EURL : le match chiffré pour un freelance tech en 2026

Président assimilé salarié ou gérant travailleur non salarié : cotisations, protection sociale, dividendes, impôt sur les sociétés et revenu net comparés à 100 000 € de chiffre d'affaires.

Par Malek RezguiMis à jour le 14 min de lecture

Sommaire

SASU et EURL se ressemblent presque en tout : un seul associé, une responsabilité limitée aux apports, des comptes annuels, le même impôt sur les sociétés. Pourtant, à chiffre d'affaires égal, l'une peut vous laisser 8 500 € de moins que l'autre chaque année. La raison tient en une ligne : le président de SASU est assimilé salarié, le gérant d'EURL est travailleur non salarié.

Nous avons chiffré ce que ce choix change pour un freelance tech qui facture 100 000 € hors taxes par an, soit 200 jours à 500 €. Les règles sont celles en vigueur au 5 octobre 2026. Les montants viennent du moteur de calcul des simulateurs de l'Urssaf et sont des ordres de grandeur, pas une étude personnalisée.

En bref

  • Pour une même rémunération nette, la SASU coûte environ 10 000 à 22 000 € de plus par an que l'EURL en cotisations sociales, selon le niveau de revenu.
  • En SASU, les dividendes supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis 2026, sans cotisations sociales et sans droits en contrepartie. En EURL, ils sont soumis aux cotisations du gérant au-delà de 10 % du capital.
  • À 100 000 € de chiffre d'affaires, notre simulation donne environ 52 400 € nets après impôt en EURL, 43 900 € en SASU en tout salaire et 51 300 € en SASU avec salaire limité et dividendes.
  • Aucune des deux formes n'ouvre de droits à l'assurance chômage. La SASU facilite en revanche le maintien d'une allocation déjà acquise.
  • Notre position : EURL à l'impôt sur les sociétés si vous vivez de votre activité, SASU si vous percevez l'allocation chômage, si vous ne consommez pas tout votre bénéfice ou si vous préparez l'arrivée d'associés.

Une seule différence compte : le régime social du dirigeant

CritèreEURL (gérant associé unique)SASU (président)
Statut socialTravailleur non salariéAssimilé salarié
RégimeSécurité sociale des indépendantsRégime général, comme un cadre
Bulletin de paieNonOui, dès qu'une rémunération est versée
Sans rémunérationCotisations minimales duesAucune cotisation, aucun droit
Assurance chômageNonNon
DividendesSoumis à cotisations au-delà de 10 % du capitalJamais soumis à cotisations sociales
Imposition des bénéficesImpôt sur le revenu par défaut, impôt sur les sociétés sur optionImpôt sur les sociétés par défaut

Tout le reste découle de ce tableau. Si vous hésitez encore entre la société, la micro-entreprise et le portage, commencez par notre guide pour choisir son statut de freelance tech.

Coût des cotisations : ce que coûte un euro de net

Le simulateur de l'Urssaf permet de calculer le coût total, pour la société, d'une même rémunération nette avant impôt dans chaque forme.

Rémunération nette viséeCoût total en EURLCoût total en SASUSurcoût de la SASU
30 000 € par an43 500 €53 900 €10 400 €
50 000 € par an73 100 €89 100 €16 000 €
70 000 € par an101 100 €123 700 €22 600 €

Autrement dit, les cotisations représentent environ 45 % de la rémunération nette en EURL et 77 à 80 % en SASU. Ce ne sont pas des taux légaux, mais des ratios constatés dans le simulateur à ces niveaux de revenu.

Deux particularités de l'EURL sont à connaître avant de signer.

Le gérant paie des cotisations minimales même s'il ne se verse rien : indemnités journalières, retraite de base, invalidité-décès. Le simulateur les évalue à environ 1 400 € par an. En SASU, pas de rémunération signifie pas de cotisations.

Les cotisations du gérant sont appelées avec un décalage. Les deux premières années, elles sont calculées à titre provisoire sur une base forfaitaire égale à 19 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 9 100 € en 2026, puis régularisées d'après le revenu réel.

Attention : un freelance tech qui se verse 5 000 € nets par mois dès le premier trimestre paiera des cotisations provisionnelles très inférieures à ce qu'il doit réellement. La régularisation arrive l'année suivante et peut dépasser 15 000 €. Provisionnez dès le premier mois, sur un compte séparé, le montant indiqué par le simulateur.

Protection sociale : ce que l'écart finance vraiment

L'idée reçue veut que la SASU soit plus chère parce qu'elle protège mieux. C'est en partie vrai pour la retraite, faux pour le chômage et discutable pour l'arrêt maladie.

DroitEURL (gérant)SASU (président rémunéré)
Remboursement des soinsIdentiqueIdentique
Indemnités journalières maladieEnviron 66 € par jour au maximumEnviron 43 € par jour au maximum, rien sous environ 2 100 € de salaire brut mensuel
Retraite de baseQuatre trimestres validésQuatre trimestres validés
Retraite complémentaireRégime des indépendants, cotisations plus faiblesAgirc-Arrco, cotisations plus élevées
Assurance chômageNonNon

Les indemnités journalières sont celles que renvoie le comparateur de l'Urssaf en régime de croisière, pour les revenus de notre simulation. Elles montrent que le régime général ne couvre pas mieux l'arrêt maladie d'un dirigeant bien rémunéré que le régime des indépendants.

L'écart de cotisations finance donc surtout de la retraite complémentaire. C'est un choix légitime, à condition de le faire en connaissance de cause : avec 16 000 € d'écart par an pour 50 000 € nets, un gérant d'EURL peut financer lui-même une épargne retraite et une prévoyance. Dans les deux formes, un contrat de prévoyance reste nécessaire : voir notre guide des assurances du freelance.

Dividendes : libres en SASU, chargés en EURL

Les dividendes sont la part du bénéfice que la société distribue à son associé après avoir payé l'impôt sur les sociétés. Ils se prélèvent sur le résultat d'un exercice clos : en pratique, vous n'en percevez pas la première année.

En SASU : le prélèvement forfaitaire, sans cotisations

En SASU, les dividendes ne sont pas considérés comme une rémunération. Ils supportent le prélèvement forfaitaire unique, passé de 30 à 31,4 % au 1er janvier 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour le barème progressif, avec un abattement de 40 %. Aucune cotisation sociale n'est due, ce qui signifie aussi qu'aucun droit n'est acquis.

En EURL : des cotisations au-delà de 10 % du capital

En EURL à l'impôt sur les sociétés, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales du gérant. Avec un capital de 1 000 €, la franchise est de 100 €.

Exemple : un gérant d'EURL au capital de 1 000 € dispose de 92 000 € avant rémunération. S'il se verse tout en rémunération, il lui reste environ 52 400 € après impôt. S'il limite sa rémunération à 60 000 € de coût total et distribue le reste, soit 27 200 € de dividendes après impôt sur les sociétés, il lui reste moins : environ 51 800 €. Les cotisations dues sur ces dividendes, de l'ordre de 30 % une fois appliqué l'abattement de 26 % prévu par l'article L136-3 du code de la sécurité sociale, s'ajoutent à l'impôt. Les dividendes ont supporté successivement l'impôt sur les sociétés, des cotisations sociales et l'impôt sur le revenu. Le calcul détaillé est dans notre article salaire ou dividendes.

En EURL, distribuer des dividendes à la place d'une rémunération fait donc perdre du revenu net. Le bénéfice non versé a plutôt vocation à rester en réserve dans la société. En SASU, le dividende est au contraire l'outil central de la rémunération.

Attention : un président de SASU rémunéré uniquement en dividendes ne valide aucun trimestre de retraite et n'a droit à aucune indemnité journalière. Il peut en outre être redevable d'une cotisation subsidiaire maladie, due par les personnes qui ont peu de revenus d'activité et des revenus du capital élevés. Faites vérifier ce point par votre expert-comptable avant de retenir ce schéma.

L'arbitrage complet, avec les montants de salaire qui valident les trimestres, est traité dans notre article salaire ou dividendes.

Impôt sur les sociétés : même barème, point de départ différent

À l'impôt sur les sociétés, les deux formes paient 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà. Le taux réduit suppose un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros, un capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques et entièrement libéré.

La différence tient au régime par défaut.

  • La SASU est à l'impôt sur les sociétés dès sa création. Elle peut opter pour l'impôt sur le revenu si elle a moins de cinq ans, pour cinq exercices au plus.
  • L'EURL dont l'associé est une personne physique relève par défaut de l'impôt sur le revenu. L'option pour l'impôt sur les sociétés se formule à la création, lors du dépôt des statuts, ou avant la fin du troisième mois de l'exercice concerné.

Ce détail n'en est pas un. Dans une EURL restée à l'impôt sur le revenu, les cotisations sociales du gérant sont calculées sur la totalité du bénéfice, que vous le préleviez ou non. Pour un freelance tech qui dégage 90 000 € de bénéfice, l'option pour l'impôt sur les sociétés est presque toujours préférable : elle permet de ne cotiser que sur la rémunération versée et de laisser le reste dans la société, taxé à 15 % puis 25 %.

Le match chiffré à 100 000 € de chiffre d'affaires

Hypothèses : 100 000 € de chiffre d'affaires hors taxes, 8 000 € de charges (frais professionnels, expert-comptable, banque, assurance), soit 92 000 € disponibles. Personne seule, une part fiscale, sans autre revenu. Pas d'ACRE ni d'allocation chômage. Dividendes imposés au prélèvement forfaitaire de 31,4 %. Calculs réalisés le 5 octobre 2026 avec le moteur des simulateurs de mon-entreprise.urssaf.fr.

EURL, tout en rémunérationSASU, tout en salaireSASU, 26 000 € de salaire brut et dividendesSASU, tout en dividendes
Coût total de la rémunération92 000 €92 000 €36 670 €0 €
dont cotisations sociales28 770 €40 300 €16 390 €0 €
Rémunération nette avant impôt63 230 €51 700 €20 280 €0 €
Bénéfice soumis à l'impôt sur les sociétés0 €0 €55 330 €92 000 €
Impôt sur les sociétés0 €0 €9 580 €18 750 €
Dividendes bruts0 €0 €45 740 €73 250 €
Prélèvement forfaitaire sur les dividendes0 €0 €14 360 €23 000 €
Impôt sur le revenu sur la rémunération10 850 €7 830 €370 €0 €
Revenu net après impôts52 380 €43 860 €51 300 €50 250 €
Trimestres de retraite validés4440
Rémunération soumise à cotisations63 230 € nets65 580 € bruts26 000 € bruts0 €

Trois enseignements.

L'EURL arrive en tête, et elle le fait en cotisant sur la totalité du revenu. C'est la formule qui offre le meilleur rapport entre revenu net et droits acquis.

La SASU en tout salaire coûte environ 8 500 € de revenu net par an par rapport à l'EURL. Elle a peu d'intérêt sous cette forme.

La SASU ne se rapproche de l'EURL qu'en basculant l'essentiel du bénéfice en dividendes. Vous gardez alors à peu près le même revenu net, mais vous ne cotisez pour la retraite que sur 26 000 € au lieu de 63 000 €. À revenu net comparable, vous achetez moins de droits.

Le seuil de 26 000 € de salaire brut n'est pas choisi au hasard : il valide quatre trimestres de retraite et, d'après le simulateur, ouvre le droit aux indemnités journalières, à environ 36 € par jour.

Rejouez le match avec votre chiffre d'affaires et votre situation : les deux simulateurs officiels de l'Urssaf ci-dessous calculent, avec les barèmes en vigueur, la rémunération nette d'un dirigeant de SASU puis celle d'un gérant d'EURL.

Simulateur officiel

Rémunération du dirigeant de SASU. Outil de l'Urssaf, hébergé par mon-entreprise.urssaf.fr, avec les barèmes en vigueur. Vos saisies ne nous sont pas transmises.

Simulateur officiel

Rémunération du gérant d'EURL. Outil de l'Urssaf, hébergé par mon-entreprise.urssaf.fr, avec les barèmes en vigueur. Vos saisies ne nous sont pas transmises.

Formalités et coûts de création

ÉtapeEURLSASU
Capital minimumAucun1 €
Apports en numéraire à verser à la création20 % au moins50 % au moins
StatutsModèle de statuts proposé par l'administrationRédaction libre, plus technique
Annonce légale de constitution, en métropole124 € HT142 € HT
Immatriculation et bénéficiaires effectifs33,83 € + 19,33 €33,83 € + 19,33 €
Droits d'enregistrement en cas de cession3 % après abattement0,1 %
Obligations annuellesComptes annuels, approbation, dépôt au greffeLes mêmes, plus bulletins de paie si rémunération

L'immatriculation se fait dans les deux cas sur le guichet des formalités des entreprises.

La création coûte donc à peu près la même chose. La différence se joue ensuite : la liberté statutaire de la SASU est un atout quand il y a plusieurs associés, et une source de complexité inutile quand vous êtes seul. La paie du président ajoute un coût récurrent. Dans les deux cas, la tenue des comptes est en pratique confiée à un cabinet : nous comparons les offres dans notre dossier sur l'expert-comptable en ligne.

Chômage et ACRE : l'avantage de départ de la SASU

Si vous quittez un CDI avec des droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi, la forme de la société change le traitement de cette allocation.

Dans les deux formes, une rémunération versée par la société réduit l'allocation, à hauteur de 70 % de son montant. La différence porte sur le reste. En SASU, un président qui ne perçoit aucune rémunération conserve son allocation, et les dividendes ne la réduisent pas. En EURL, les dividendes soumis à cotisations sont comptés comme une rémunération, et France Travail ne verse qu'une avance de 70 % de l'allocation tant que vos revenus de l'année ne sont pas connus.

Cet avantage est moins large qu'avant. Pour une fin de contrat intervenue depuis le 1er avril 2025, le cumul de l'allocation avec une activité non salariée est limité à 60 % des droits restants au démarrage de l'activité. Au-delà, le solde ne peut être versé que sur décision de l'instance paritaire régionale de France Travail, à condition de ne pas avoir tiré de rémunération de l'activité.

L'ACRE, elle, ne départage plus les deux formes. Depuis 2026, elle est réservée à certains profils et doit être demandée dans les 60 jours. Hors micro-entreprise, l'exonération est de 25 % des cotisations concernées si votre revenu ne dépasse pas 36 045 €, puis elle diminue jusqu'à disparaître à 48 060 €. Un freelance tech qui se rémunère normalement n'en tire presque rien.

Le choix entre allocation mensuelle et capital, et l'ordre des démarches, sont détaillés dans notre guide pour devenir freelance après un CDI.

Quand l'EURL gagne, quand la SASU gagne

L'EURL l'emporte si

  • vous vivez de votre activité et vous vous versez l'essentiel du bénéfice ;
  • vous voulez le revenu net le plus élevé tout en cotisant sur tout votre revenu ;
  • vous n'avez pas de droits au chômage à préserver ;
  • vous préférez une gestion sans bulletins de paie.

La SASU l'emporte si

  • vous percevez l'allocation chômage et pouvez vivre quelques mois sans vous rémunérer ;
  • vous n'avez pas besoin de tout votre bénéfice et acceptez de le percevoir en dividendes, sans droits sociaux ;
  • vous prévoyez d'accueillir un associé, de lever des fonds ou de céder la société ;
  • vous tenez à rester affilié au régime général.

Notre verdict

Pour un freelance tech installé, qui facture autour de 100 000 € et vit de ce revenu, nous retenons l'EURL à l'impôt sur les sociétés. Elle laisse le revenu net le plus élevé de notre simulation, et elle le fait sans renoncer à cotiser.

La SASU est le bon choix dans une situation précise et fréquente : le lancement avec une allocation chômage en cours. Elle le reste si votre stratégie consiste à vous verser peu et à distribuer ou à conserver le reste. Elle devient coûteuse dès que vous vous versez un salaire élevé.

Le pire scénario est celui du choix par réputation : une SASU créée « parce que c'est mieux protégé », avec un président payé uniquement en dividendes, donc sans retraite ni indemnités journalières. Si vous hésitez, faites chiffrer les deux options sur votre situation réelle par un expert-comptable avant de déposer vos statuts. Et si la création d'une société vous paraît prématurée, le portage salarial face à la SASU mérite d'être étudié.

Sources

Questions fréquentes

Quelle est la principale différence entre une SASU et une EURL ?

Le régime social du dirigeant. Le président de SASU est assimilé salarié et relève du régime général, alors que le gérant associé unique d'EURL est travailleur non salarié. Cette différence détermine le coût des cotisations, le traitement des dividendes et une partie de la protection sociale. Le reste, de la responsabilité limitée à l'impôt sur les sociétés, est très proche.

Entre la SASU et l'EURL, laquelle paie le moins de cotisations sociales ?

L'EURL, nettement. D'après le simulateur de l'Urssaf, verser 50 000 € nets coûte environ 73 100 € à une EURL et 89 100 € à une SASU, soit 16 000 € d'écart par an. En contrepartie, la SASU permet de distribuer des dividendes sans cotisations sociales, ce que l'EURL ne permet pas au-delà de 10 % du capital.

Les dividendes sont-ils soumis à cotisations sociales en EURL ?

Oui, pour la part qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé, lorsque l'EURL est à l'impôt sur les sociétés. Avec un capital de 1 000 €, seuls 100 € de dividendes échappent aux cotisations du gérant. En SASU, les dividendes ne supportent que le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.

Peut-on toucher l'allocation chômage en créant une SASU ou une EURL ?

Oui, si vous avez des droits ouverts après un emploi salarié, dans la limite de 60 % des droits restants pour une fin de contrat intervenue depuis le 1er avril 2025. En SASU, un président non rémunéré conserve son allocation et ses dividendes ne la réduisent pas. En EURL, la rémunération du gérant et les dividendes soumis à cotisations sont pris en compte dans le calcul.

Quel capital faut-il pour créer une SASU ou une EURL ?

Il n'y a pas de minimum légal au-delà d'un euro. En SASU, la moitié au moins des apports en numéraire doit être versée à la création, contre 20 % en EURL. Le taux réduit d'impôt sur les sociétés de 15 % suppose toutefois un capital entièrement libéré : mieux vaut verser la totalité dès le départ.

SASU ou EURL : laquelle choisir à 100 000 € de chiffre d'affaires ?

Si vous vous versez l'essentiel du bénéfice, notre simulation donne l'avantage à l'EURL : environ 52 400 € nets après impôt, contre 43 900 € en SASU en tout salaire et 51 300 € en SASU avec dividendes, mais sans droits sociaux sur ces dividendes. La SASU reprend l'avantage si vous percevez l'allocation chômage ou si vous laissez une part du bénéfice dans la société.

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