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Statut freelance : micro, EURL, SASU ou portage en informatique ?

Micro-entreprise, EURL, SASU ou portage salarial : plafonds 2026, cotisations, protection sociale et revenu net simulé à 60 000, 100 000 et 140 000 € de chiffre d'affaires.

Par Malek RezguiMis à jour le 16 min de lecture

Sommaire

À 500 € par jour et 200 jours facturés, un freelance tech encaisse 100 000 € hors taxes par an. C'est au-dessus du plafond de la micro-entreprise, fixé à 83 600 € en 2026. La plupart des comparatifs de statuts sont pourtant écrits pour des activités à 30 000 ou 40 000 € de chiffre d'affaires, et leurs conclusions ne tiennent plus à votre niveau de facturation.

Nous avons repris les quatre options réalistes pour un développeur, un product owner, un data engineer ou un DevOps indépendant : micro-entreprise, EURL, SASU et portage salarial. Les règles sont celles en vigueur au 5 octobre 2026, vérifiées sur les sites de l'administration. Les revenus nets proviennent du moteur de calcul des simulateurs de l'Urssaf et doivent se lire comme des ordres de grandeur.

En bref

  • Le plafond de la micro-entreprise est de 83 600 € de chiffre d'affaires en 2026 pour les prestations de services. Il est réduit au prorata l'année de création, et le régime ne prend fin qu'après deux années consécutives de dépassement.
  • En micro-entreprise, un freelance tech paie en général 25,6 % de cotisations sur son chiffre d'affaires en 2026, sans pouvoir déduire ses frais.
  • À 100 000 € de chiffre d'affaires, nos simulations donnent environ 52 400 € nets après impôt en EURL, 43 900 à 51 300 € en SASU selon la part de dividendes, et 41 600 € en portage salarial.
  • Seul le portage salarial ouvre des droits à l'assurance chômage. L'écart de coût entre la SASU et l'EURL ne finance pas le chômage.
  • Notre grille : micro-entreprise sous le plafond, EURL à l'impôt sur les sociétés au-delà, SASU si vous percevez l'allocation chômage ou visez des associés, portage pour tester ou si le client l'impose.

Quatre statuts, trois logiques

Le mot « freelance » ne désigne aucun statut juridique. Pour facturer, vous devez choisir entre trois logiques : exercer en votre nom (la micro-entreprise est un régime simplifié de l'entreprise individuelle), créer une société dont vous êtes le seul associé (EURL ou SASU), ou devenir salarié d'une société de portage qui facture à votre place.

CritèreMicro-entrepriseEURL à l'ISSASUPortage salarial
Plafond de chiffre d'affaires83 600 € HT en 2026AucunAucunAucun
Statut socialIndépendant, régime micro-socialGérant travailleur non salariéPrésident assimilé salariéSalarié de la société de portage
Prélèvements sociaux25,6 % du chiffre d'affaires, plus 0,2 % de formationEnviron 45 % de la rémunération netteEnviron 80 % du salaire net, aucun sur les dividendesCotisations salariales et patronales, plus frais de gestion
Frais professionnelsNon déductiblesDéductibles du résultatDéductibles du résultatRemboursables selon la convention de portage
Assurance chômageNonNonNonOui
GestionDéclaration du chiffre d'affaires, livre de recettesComptes annuels, dépôt au greffeComptes annuels, bulletins de paie si salaireAssurée par la société de portage

Les pourcentages de cotisations de l'EURL et de la SASU sont des ratios issus du simulateur de l'Urssaf pour des rémunérations nettes de 30 000 à 75 000 € par an, et non des taux légaux.

Micro-entreprise : simple, mais plafonnée à 83 600 €

Ce qui se passe quand vous dépassez le plafond

Le plafond applicable aux prestations de services est passé de 77 700 à 83 600 € hors taxes en 2026. Deux règles, souvent mal expliquées, comptent pour un freelance tech.

La première est le prorata de l'année de création. Si vous démarrez en cours d'année, le plafond est réduit en proportion du nombre de jours d'existence de l'entreprise. Pour une création le 1er octobre 2026, il tombe à 83 600 × 92 / 365, soit environ 21 070 €. À 500 € par jour, vous l'atteignez en 42 jours facturés.

La seconde joue en votre faveur : un dépassement isolé ne vous fait pas sortir du régime. Le régime micro s'applique automatiquement l'année de création et l'année suivante. Vous n'en sortez que si vous dépassez le plafond deux années civiles de suite, et la sortie intervient le 1er janvier qui suit la deuxième année de dépassement.

Exemple : vous créez votre micro-entreprise le 1er octobre 2026 et facturez à temps plein à 500 € par jour. Vous dépassez le plafond proratisé en 2026, puis le plafond annuel en 2027. Vous quittez le régime le 1er janvier 2028 et relevez alors du régime réel de l'entrepreneur individuel, avec des cotisations calculées sur votre bénéfice et une comptabilité complète.

Conséquence pratique : à temps plein avec un TJM de 500 €, la micro-entreprise dure au mieux deux années civiles. C'est un statut de démarrage, pas une solution de long terme.

Cotisations, impôt et ACRE

Les activités de développement et de conseil relèvent en général des bénéfices non commerciaux. Le taux de cotisations correspondant est de 25,6 % du chiffre d'affaires encaissé depuis le 1er janvier 2026 (24,6 % en 2025), auquel s'ajoute 0,2 % de contribution à la formation professionnelle. Sur 60 000 €, cela représente 15 480 €.

Côté impôt, l'administration applique un abattement forfaitaire de 34 % sur votre chiffre d'affaires, puis le barème progressif. Le versement libératoire, à 2,2 % du chiffre d'affaires, n'est ouvert en 2026 que si le revenu fiscal de référence de votre foyer en 2024 ne dépassait pas un plafond par part que les sources officielles situent entre 29 315 € (Urssaf) et 29 579 € (Service-Public) : un ancien salarié de la tech y a rarement droit la première année.

L'ACRE a changé deux fois en 2026. Depuis le 1er janvier, elle n'est plus automatique : elle est réservée à certains profils (demandeurs d'emploi indemnisés, jeunes de 18 à 25 ans, bénéficiaires du RSA, entre autres) et se demande à l'Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début d'activité. Pour les micro-entreprises créées depuis le 1er juillet 2026, la réduction n'est plus de 50 % mais de 25 % : le taux passe de 25,6 à 19,2 % jusqu'à la fin du troisième trimestre civil suivant celui de votre début d'activité.

Attention : en micro-entreprise, vos frais réels ne sont jamais déduits. Ordinateur, licences, déplacements, assurance : tout est payé sur votre revenu net. Le régime est d'autant plus intéressant que vos frais sont faibles, ce qui est le cas de la plupart des missions en régie.

Franchise de TVA : un faux avantage en B2B

En 2026, la franchise en base de TVA s'applique tant que votre chiffre d'affaires de prestations de services ne dépasse pas 37 500 € par an, avec un seuil majoré de 41 250 €. Le projet de seuil unique à 25 000 € a été abandonné. Si vous dépassez 37 500 € sans franchir 41 250 €, vous facturez la TVA à partir du 1er janvier suivant. Si vous franchissez 41 250 €, la TVA s'applique dès le jour du dépassement. L'année de création, le chiffre d'affaires est là aussi ajusté au prorata.

À 500 € par jour, le seuil majoré est franchi au bout de 83 jours facturés. Cela n'a rien d'un problème : vos clients sont des entreprises qui récupèrent la TVA, et vous récupérez à votre tour celle de vos achats professionnels. Nous déconseillons de choisir un statut ou de brider votre activité pour conserver la franchise.

EURL et SASU : la société, sans plafond

L'EURL et la SASU ont beaucoup en commun : un associé unique, une responsabilité limitée aux apports, des frais réels déductibles, des comptes annuels à établir et à déposer. Toutes deux peuvent relever de l'impôt sur les sociétés, au taux de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis de 25 % au-delà, sous conditions.

Ce qui les sépare, c'est le régime social du dirigeant.

  • En EURL, le gérant associé unique est travailleur non salarié. D'après le simulateur de l'Urssaf, ses cotisations représentent environ 45 % de sa rémunération nette. Il paie des cotisations minimales même sans se rémunérer.
  • En SASU, le président est assimilé salarié. Ses cotisations représentent environ 80 % de son salaire net. Sans rémunération, il ne cotise pas et n'acquiert aucun droit.

Les dividendes creusent la différence. En SASU, ils supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis 2026 (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), sans cotisations sociales ni droits en contrepartie. En EURL, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital est soumise aux cotisations sociales du gérant.

Nous détaillons ce match, tableau chiffré à l'appui, dans notre comparatif SASU ou EURL. Le partage entre rémunération et dividendes fait l'objet d'un article à part : salaire ou dividendes.

Portage salarial : le salariat sans créer de structure

En portage, vous trouvez votre mission et négociez votre prix, mais c'est la société de portage qui signe le contrat commercial, facture le client et vous verse un salaire. Le dispositif est réservé aux personnes qui disposent de l'expertise, de la qualification et de l'autonomie nécessaires pour chercher elles-mêmes leurs clients.

La rémunération est encadrée. Le salaire mensuel brut garanti pendant les périodes travaillées est d'au moins 2 288,30 € pour un salarié porté junior, 2 451,75 € pour un senior et 2 778,65 € au forfait jours, indemnité de congés payés et prime d'apport d'affaires de 5 % comprises. S'y ajoute une réserve financière de 10 % pour les périodes sans mission, qui ne sont pas rémunérées. À 500 € par jour, vous êtes très au-dessus de ces minimums. La société de portage doit justifier d'une garantie financière et souscrit pour vous une assurance de responsabilité civile professionnelle.

Vous y gagnez le régime général complet, l'assurance chômage et l'absence totale de gestion. Vous le payez par un revenu net plus bas, puisque le chiffre d'affaires supporte les frais de gestion puis l'ensemble des cotisations salariales et patronales. Le fonctionnement détaillé est dans notre guide du portage salarial, et l'arbitrage avec la société dans portage salarial ou SASU.

Protection sociale, retraite, chômage : ce que vous achetez

DroitMicro-entrepriseEURLSASU avec salaireSASU en dividendes seulsPortage
Remboursement des soinsOuiOuiOuiOui, au titre de la résidence en FranceOui
Indemnités journalières maladieOui, selon le revenuOuiOui si le salaire est suffisantNonOui
Retraite de baseOuiOuiOuiNonOui
Retraite complémentaireOui, incluse dans le tauxOui, cotisations plus faiblesOui, Agirc-ArrcoNonOui, Agirc-Arrco
Assurance chômageNonNonNonNonOui

Trois points méritent d'être soulignés.

Le chômage ne s'achète qu'en portage. Le président de SASU a beau être assimilé salarié, il ne cotise pas à l'assurance chômage. Le surcoût de la SASU par rapport à l'EURL finance surtout de la retraite complémentaire. Il existe une allocation des travailleurs indépendants, versée sous conditions en cas de cessation involontaire et définitive d'activité : ne bâtissez pas votre sécurité dessus.

Les indemnités journalières ne sont pas meilleures en SASU. Le comparateur de l'Urssaf donne, en régime de croisière, environ 66 € par jour au maximum pour un gérant d'EURL, environ 54 € pour un micro-entrepreneur à 60 000 € de chiffre d'affaires, et environ 43 € au maximum pour un président de SASU. En dessous d'environ 2 100 € de salaire brut mensuel, le simulateur n'attribue aucune indemnité au président.

Les trimestres de retraite sont validés partout, sauf en dividendes seuls. Aux niveaux de revenu d'un freelance tech, les quatre trimestres annuels sont acquis dans les quatre statuts. Un président de SASU rémunéré uniquement en dividendes n'en valide aucun.

À retenir : aucun statut d'indépendant ne remplace une prévoyance. Arrêt long, invalidité, décès : les régimes obligatoires ne couvrent ces risques que partiellement à votre niveau de revenu. Prévoyez une assurance dédiée, quel que soit le statut retenu.

Combien il vous reste : simulation à 60 000, 100 000 et 140 000 €

Les montants ci-dessous sont des revenus nets après cotisations et après impôt sur le revenu. Ils ont été calculés le 5 octobre 2026 avec le moteur des simulateurs de mon-entreprise.urssaf.fr, sous les hypothèses suivantes :

  • personne seule, une part fiscale, sans autre revenu, barème de l'impôt intégré au simulateur ;
  • 5 000 € de frais professionnels réels par an dans tous les statuts (matériel, logiciels, assurance, déplacements) ;
  • 3 000 € de frais de structure supplémentaires en société (expert-comptable, banque, formalités) ;
  • en portage, 7 % de frais de gestion et remboursement des frais professionnels ;
  • pas d'ACRE, pas d'allocation chômage ;
  • « SASU, salaire et dividendes » : 26 000 € de salaire brut par an, le reste du bénéfice étant distribué en dividendes au prélèvement forfaitaire de 31,4 %.
Statut60 000 €100 000 €140 000 €
Micro-entreprise34 500 €56 300 € *77 200 € *
EURL à l'IS, tout en rémunération32 600 €52 400 €73 900 €
SASU, tout en salaire27 200 €43 900 €60 500 €
SASU, salaire et dividendes28 900 €51 300 €71 900 €
Portage salarial27 400 €41 600 €56 100 €

* Au-dessus du plafond : situation possible seulement l'année de création et l'année suivante.

Quatre lectures s'imposent.

À 60 000 €, la micro-entreprise devance l'EURL d'environ 2 000 € par an, pour une gestion bien plus légère. L'écart se réduit si vos frais réels augmentent, puisqu'ils ne sont pas déductibles.

À partir de 100 000 €, l'EURL se détache parmi les statuts durables, parce que ses cotisations sont plus faibles et qu'elles portent sur la totalité du revenu. La SASU ne s'en approche qu'en distribuant l'essentiel du bénéfice en dividendes, donc en renonçant à cotiser sur cette part.

La SASU en tout salaire est la formule la plus coûteuse hors portage : environ 8 500 € de moins que l'EURL à 100 000 € de chiffre d'affaires. Elle a peu d'intérêt sous cette forme.

Le portage coûte près de 11 000 € de revenu net par an par rapport à l'EURL à 100 000 €. C'est le prix de l'assurance chômage et de l'absence de gestion.

Pour refaire ces calculs avec vos propres chiffres, utilisez le simulateur officiel de l'Urssaf ci-dessous. Il compare les statuts avec les barèmes en vigueur, et c'est son moteur qui a servi de base à nos simulations.

Simulateur officiel

Comparer les statuts : micro-entreprise, entreprise individuelle, SASU. Outil de l'Urssaf, hébergé par mon-entreprise.urssaf.fr, avec les barèmes en vigueur. Vos saisies ne nous sont pas transmises.

Charge administrative et coûts de structure

En micro-entreprise, vous déclarez votre chiffre d'affaires chaque mois ou chaque trimestre, même s'il est nul, et vous tenez un livre de recettes. Il n'y a ni bilan ni dépôt de comptes.

En société, la création suppose de rédiger des statuts, de déposer le capital, de publier une annonce légale (124 € hors taxes pour une EURL, 142 € pour une SASU en métropole) puis d'immatriculer la société sur le guichet des formalités des entreprises (33,83 €, plus 19,33 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs). Chaque année, il faut ensuite établir les comptes, les approuver et les déposer. La SASU ajoute des bulletins de paie et des déclarations sociales dès que le président se rémunère. La plupart des freelances délèguent l'ensemble à un cabinet : voir notre comparatif des experts-comptables en ligne.

En portage, votre seule obligation est de transmettre votre compte rendu d'activité.

Un point commun aux trois statuts d'indépendant : depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques, et les petites structures devront en émettre à partir du 1er septembre 2027. Le statut ne change rien à cette obligation.

Crédibilité auprès des grands comptes

La question se pose dès que vous visez une banque, un assureur, un industriel ou une ESN de premier rang. Trois éléments factuels pèsent plus que l'image du statut.

Le premier est l'obligation de vigilance. Pour tout contrat d'au moins 5 000 € hors taxes, votre client doit obtenir une attestation de l'Urssaf prouvant que vous êtes à jour de vos obligations sociales, à renouveler tous les six mois. Elle concerne tous les statuts, micro-entreprise comprise.

Le deuxième est le plafond. Une mission à temps plein de douze mois à 500 € par jour dépasse 100 000 €. Un acheteur sait qu'un micro-entrepreneur ne pourra pas la tenir durablement sous ce régime, et certaines directions achats écartent ce statut pour les missions longues.

Le troisième est le circuit d'achat. Beaucoup de grands comptes ne contractent pas en direct avec des indépendants et passent par des sociétés de conseil ou des plateformes, qui fixent leurs propres règles sur les statuts acceptés. Renseignez-vous avant de créer votre structure si vous avez déjà un client en vue.

Dans les faits, la société et le portage passent partout. La micro-entreprise passe souvent pour des missions courtes ou à temps partiel, moins bien pour une régie longue à plein temps.

Notre grille de décision par niveau de chiffre d'affaires

Chiffre d'affaires annuelStatut que nous retenonsPourquoiQuand choisir autre chose
60 000 €Micro-entrepriseRevenu net le plus élevé et gestion minimale, sous le plafondPortage si vous voulez conserver l'assurance chômage ou tester l'indépendance ; société si vos frais réels sont élevés
100 000 €EURL à l'ISMeilleur revenu net parmi les statuts durables, en cotisant sur tout le revenuSASU si vous percevez l'allocation chômage ou préparez l'entrée d'associés ; micro-entreprise possible les deux premières années civiles
140 000 €EURL à l'IS ou SASULe choix dépend de ce que vous faites du bénéficeEURL si vous vous versez l'essentiel ; SASU si vous laissez une part importante en société ou distribuez des dividendes

Notre position tient en quatre phrases.

Tant que votre chiffre d'affaires reste durablement sous 83 600 € et que vos frais sont faibles, la micro-entreprise est difficile à battre. Ne la quittez pas pour des raisons d'image.

Au-delà, l'EURL à l'impôt sur les sociétés est notre choix par défaut pour un freelance tech qui vit de son activité : elle laisse plus de revenu net que la SASU en tout salaire, et elle fait cotiser sur l'ensemble du revenu, contrairement à la SASU en dividendes.

La SASU se justifie dans trois cas : vous percevez l'allocation chômage et souhaitez la conserver sans vous rémunérer, vous prévoyez d'accueillir des associés ou de céder la société, ou vous n'avez pas besoin de tout votre bénéfice pour vivre. Le premier cas est traité dans notre guide pour devenir freelance après un CDI.

Le portage est le bon choix pour une première mission, pour une période de test ou lorsque le client l'exige. Sur plusieurs années à 100 000 €, son coût devient difficile à justifier.

Ces repères ne valent pas conseil personnalisé. Situation familiale, autres revenus, patrimoine, projet immobilier : faites valider votre choix par un expert-comptable avant d'immatriculer quoi que ce soit.

Sources

Questions fréquentes

Quel est le meilleur statut pour un freelance informatique en 2026 ?

Il n'y a pas de réponse unique, mais une grille assez nette. Sous le plafond de 83 600 € avec peu de frais, la micro-entreprise laisse le revenu net le plus élevé. Au-delà, l'EURL à l'impôt sur les sociétés offre dans nos simulations le meilleur rapport entre revenu net et protection sociale. La SASU se justifie surtout si vous percevez l'allocation chômage ou si vous prévoyez d'accueillir des associés.

Peut-on rester en micro-entreprise avec un TJM de 500 € ?

Pas durablement à temps plein. À 500 € par jour et 200 jours facturés, vous encaissez 100 000 €, au-dessus du plafond de 83 600 € applicable en 2026. Le régime ne prend fin qu'après deux années civiles consécutives de dépassement : vous pouvez donc démarrer en micro-entreprise, en sachant que vous basculerez ensuite au régime réel.

Un freelance en micro-entreprise doit-il facturer la TVA ?

Oui dès qu'il dépasse les seuils de la franchise en base : 37 500 € de chiffre d'affaires annuel pour les prestations de services, avec un seuil majoré de 41 250 € au-delà duquel la TVA s'applique dès le jour du dépassement. À 500 € par jour, ce seuil majoré est atteint en 83 jours facturés. Pour des clients professionnels qui récupèrent la TVA, cela ne change pas votre compétitivité.

Quel statut freelance permet de toucher le chômage ?

Parmi les quatre statuts, seul le portage salarial vous fait cotiser à l'assurance chômage et vous ouvre des droits en fin de mission. Ni le micro-entrepreneur, ni le gérant d'EURL, ni le président de SASU ne cotisent à l'assurance chômage. En revanche, si vous avez déjà des droits ouverts après un emploi salarié, vous pouvez les utiliser pendant le lancement, quel que soit le statut choisi.

SASU ou EURL : laquelle laisse le plus de revenu net à 100 000 € de chiffre d'affaires ?

Dans notre simulation, l'EURL à l'impôt sur les sociétés laisse environ 52 400 € après impôt sur le revenu en se versant tout en rémunération. La SASU laisse environ 43 900 € en tout salaire et environ 51 300 € avec un salaire limité complété par des dividendes, mais ces dividendes n'ouvrent aucun droit social. Ce sont des ordres de grandeur pour une personne seule, sans autre revenu.

L'ACRE est-elle encore automatique pour un freelance qui se lance ?

Non. Depuis le 1er janvier 2026, l'ACRE est réservée à certains profils, dont les demandeurs d'emploi indemnisés, et doit être demandée à l'Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début d'activité. Pour une micro-entreprise créée à partir du 1er juillet 2026, elle réduit le taux de cotisations de 25 % jusqu'à la fin du troisième trimestre civil suivant celui du début d'activité.

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