Duel
Portage salarial ou SASU : comparatif chiffré à 500 et 600 € de TJM
À 100 000 € de chiffre d'affaires, la SASU laisse de 3 000 à 11 000 € de plus par an que le portage selon la part de dividendes, mais sans assurance chômage. Le calcul complet, barèmes 2026.
Par Malek RezguiMis à jour le 13 min de lecture
Sommaire
- Deux statuts, deux logiques
- Nos hypothèses de calcul
- Revenu net à 500 € de TJM, soit 100 000 € de chiffre d'affaires
- Revenu net à 600 € de TJM, soit 120 000 € de chiffre d'affaires
- Ce que montrent ces chiffres
- Chômage : l'écart qui ne se voit pas sur le bulletin de paie
- Protection sociale : maladie, retraite, prévoyance
- Charge administrative et coûts fixes
- À partir de quand basculer de l'un à l'autre
- Notre avis
- Sources
Portage salarial ou SASU : la question se pose dès qu'un freelance tech a quelques mois d'activité derrière lui. Les deux statuts relèvent du régime général de la Sécurité sociale. La différence de fond est ailleurs : l'un vous assure contre le chômage, l'autre non. Le revenu net, les cotisations et la paperasse en découlent.
Nous avons chiffré les deux options à 500 et 600 € de TJM avec les barèmes 2026. Conclusion : tant que vous vous versez un salaire, l'écart de revenu est plus faible qu'on ne le lit souvent. Il se creuse dès que vous passez par les dividendes. La vraie question devient alors : combien vaut, pour vous, l'assurance chômage ?
En bref
- À 100 000 € de chiffre d'affaires, le portage laisse environ 42 000 à 43 000 € après impôt, la SASU 45 500 € en salaire seul et environ 51 000 € avec une part de dividendes (célibataire, simulation).
- L'avantage de la SASU vient surtout des dividendes, qui n'ouvrent aucun droit social, et de l'absence de cotisation chômage.
- En portage, ce niveau de revenu ouvre jusqu'à 43 000 à 51 000 € bruts d'allocations chômage. En SASU, rien.
- La SASU impose une comptabilité, des déclarations et des coûts fixes, que l'activité tourne ou non.
- Notre repère : le portage pour démarrer ou quand la visibilité manque, la SASU quand l'activité est installée, ou dès le départ si vous avez déjà des droits au chômage.
Deux statuts, deux logiques
| Critère | Portage salarial | SASU |
|---|---|---|
| Votre statut | Salarié de la société de portage | Président de votre société, assimilé salarié |
| Qui facture le client | La société de portage | Votre société |
| Assurance chômage | Oui | Non |
| Rémunération | Salaire uniquement | Salaire, dividendes, ou les deux |
| Démarrage | Signature de deux contrats | Création d'une société |
| Administratif | Compte rendu d'activité, notes de frais | Comptabilité, TVA, paie, comptes annuels |
| Coût du cadre | Frais de gestion : 5 à 10 % du chiffre d'affaires, ou forfait | Expert-comptable, assurance, banque, impôts locaux |
| Limite légale | 36 mois par prestation chez un client | Aucune |
En portage, vous achetez un service complet et une assurance. En SASU, vous devenez chef d'entreprise : vous gagnez la liberté de choisir votre rémunération, et vous portez seul le risque d'un trou d'activité. Le fonctionnement détaillé du premier est dans notre guide du portage salarial.
Nos hypothèses de calcul
Exemple : hypothèses communes aux deux statuts. 200 jours facturés par an. Impôt sur le revenu calculé au barème pour un célibataire sans enfant et sans autre revenu. Calculs réalisés avec le modèle open source de l'Urssaf (mon-entreprise), barèmes en vigueur au 1er juillet 2026. Tous les montants sont annuels, arrondis à la centaine d'euros, et constituent des ordres de grandeur.
Pour le portage : statut cadre, frais de gestion de 5 % ou de 8 %, société de 50 à 249 salariés établie à Paris (versement mobilité de 3,2 %), aucun frais professionnel, toute l'enveloppe versée en salaire.
Pour la SASU : président seul, 4 000 € de frais de structure par an (expert-comptable, assurance, banque, cotisation foncière : c'est une hypothèse de travail, remplacez-la par vos devis). Impôt sur les sociétés à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà. Dividendes soumis au prélèvement forfaitaire unique, qui est de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Nous testons trois façons de se rémunérer en SASU : tout en salaire, 36 000 € de salaire net complétés par des dividendes, et 24 000 € de salaire net complétés par des dividendes.
Revenu net à 500 € de TJM, soit 100 000 € de chiffre d'affaires
| Scénario | Salaire net avant impôt | Dividendes nets, après impôt sur les sociétés et prélèvement forfaitaire | Total après impôts | Écart avec le portage à 8 % |
|---|---|---|---|---|
| Portage, frais de 8 % | 49 200 € | — | 42 100 € | — |
| Portage, frais de 5 % | 50 800 € | — | 43 200 € | + 1 100 € |
| SASU, tout en salaire | 54 000 € | — | 45 500 € | + 3 400 € |
| SASU, 36 000 € de salaire et dividendes | 36 000 € | 18 300 € | 50 900 € | + 8 800 € |
| SASU, 24 000 € de salaire et dividendes | 24 000 € | 30 000 € | 53 100 € | + 11 000 € |
Revenu net à 600 € de TJM, soit 120 000 € de chiffre d'affaires
| Scénario | Salaire net avant impôt | Dividendes nets, après impôt sur les sociétés et prélèvement forfaitaire | Total après impôts | Écart avec le portage à 8 % |
|---|---|---|---|---|
| Portage, frais de 8 % | 58 500 € | — | 48 800 € | — |
| Portage, frais de 5 % | 60 400 € | — | 50 200 € | + 1 400 € |
| SASU, tout en salaire | 65 600 € | — | 53 900 € | + 5 100 € |
| SASU, 36 000 € de salaire et dividendes | 36 000 € | 29 400 € | 62 000 € | + 13 200 € |
| SASU, 24 000 € de salaire et dividendes | 24 000 € | 40 300 € | 63 400 € | + 14 600 € |
Ce que montrent ces chiffres
À rémunération comparable, l'écart est modeste. Si vous vous versez tout en salaire, la SASU rapporte 3 400 à 5 100 € de plus par an que le portage à 8 %, soit 8 à 10 % de revenu en plus. L'écart tient à trois postes : des coûts fixes inférieurs aux frais de gestion, l'absence de cotisation chômage (environ 2 700 € par an à ce niveau de salaire) et des contributions patronales liées à la taille de l'employeur, comme le versement mobilité, qu'une société sans autre salarié ne paie pas.
Ce sont les dividendes qui creusent l'écart. Un euro de bénéfice distribué supporte l'impôt sur les sociétés puis le prélèvement forfaitaire : il en reste environ 58 centimes au taux réduit de 15 %. En comparaison, sur 96 000 € consacrés au salaire, il reste 45 500 € après cotisations et impôt, soit 47 %. Mais le salaire finance votre retraite et vos indemnités en cas d'arrêt, pas les dividendes.
Le choix de la société de portage pèse moins que le choix du statut. Passer de 8 % à 5 % de frais rapporte 1 100 à 1 400 € par an. C'est utile, et notre comparatif des sociétés de portage salarial vous y aide. Mais c'est trois fois moins que le passage en SASU tout en salaire, et huit à neuf fois moins qu'une SASU avec dividendes.
Attention : ces résultats changent avec votre foyer fiscal. Un couple avec enfants ne paiera pas le même impôt sur un salaire, et l'option pour le barème progressif peut alors devenir plus intéressante que le prélèvement forfaitaire sur les dividendes. Faites valider votre arbitrage par un expert-comptable.
Pour aller plus loin sur cet arbitrage, voyez notre article salaire ou dividendes.
Pour la SASU, le simulateur officiel de l'Urssaf ci-dessous recalcule la rémunération nette du président à partir de votre chiffre d'affaires et de vos charges, avec les barèmes en vigueur.
Rémunération du dirigeant de SASU. Outil de l'Urssaf, hébergé par mon-entreprise.urssaf.fr, avec les barèmes en vigueur. Vos saisies ne nous sont pas transmises.
Chômage : l'écart qui ne se voit pas sur le bulletin de paie
En portage, des droits qui se chiffrent
Le salarié porté cotise à l'assurance chômage. S'il a travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers et perd son emploi involontairement (fin de CDD, rupture conventionnelle, licenciement), il perçoit 57 % de son salaire journalier de référence à ces niveaux de revenu. Avant 55 ans, l'allocation baisse à partir du septième mois, avec un plancher de 92,57 € par jour.
| Estimation avant 55 ans | TJM de 500 € | TJM de 600 € |
|---|---|---|
| Allocation des six premiers mois | environ 3 000 € bruts par mois | environ 3 500 € bruts par mois |
| Allocation ensuite | environ 2 780 € bruts par mois | environ 2 780 € bruts par mois |
| Total maximal après une rupture conventionnelle (15 mois) | environ 43 000 € | environ 46 000 € |
| Total maximal après une fin de CDD ou un licenciement (18 mois) | environ 51 000 € | environ 54 500 € |
Ces montants sont des maxima théoriques, calculés pour deux ans de travail continu, avant différés et retenues sociales. Le plafond de 15 mois après une rupture conventionnelle s'applique aux contrats qui prennent fin depuis le 1er septembre 2026.
En SASU, aucun droit nouveau
Le président de SASU ne cotise pas à l'assurance chômage. Si votre mission s'arrête, vous vivez sur la trésorerie de la société et sur votre épargne.
Il existe une exception de taille : les droits acquis avant la création. Si vous quittez un CDI par rupture conventionnelle, ou un contrat de portage par une fin de CDD, vous pouvez les mobiliser de deux façons.
| Option | Principe | Limite |
|---|---|---|
| Maintien de l'allocation | Vous percevez votre allocation mensuelle, diminuée de 70 % de la rémunération que vous vous versez ; sans rémunération, et sur justificatif, vous la percevez en entier | Cumul possible jusqu'à 60 % des droits restants à la création, depuis le 1er avril 2025 |
| ARCE | Capital égal à 60 % des droits restants, moins 3 % | Deux versements à six mois d'intervalle, le second si l'activité se poursuit |
À retenir : un freelance qui crée sa SASU avec des droits ouverts peut ne pas se rémunérer, percevoir son allocation et laisser le bénéfice dans la société. C'est le cas où la SASU prend l'avantage dès le premier jour. Les règles pour y arriver depuis un CDI sont détaillées dans notre guide pour devenir freelance en quittant un CDI.
Protection sociale : maladie, retraite, prévoyance
| Risque | Portage salarial | SASU, président rémunéré | SASU, dividendes seuls |
|---|---|---|---|
| Maladie, maternité | Régime général, indemnités calculées sur le salaire | Régime général, indemnités calculées sur le salaire versé | Pas de salaire, donc pas d'indemnités calculées sur un salaire |
| Retraite | Base et complémentaire sur tout le salaire | Base et complémentaire sur le salaire versé | Aucun trimestre validé |
| Mutuelle et prévoyance | Contrats collectifs de la société de portage | À souscrire vous-même | À souscrire vous-même |
| Chômage | Oui | Non | Non |
Le président de SASU rémunéré a donc la même couverture de base qu'un salarié porté, chômage excepté, mais uniquement sur le salaire qu'il se verse. En 2026, il faut 7 212 € de salaire brut dans l'année pour valider quatre trimestres de retraite. Avec 36 000 € de salaire net, vos trimestres sont validés, mais vous acquérez moins de droits à la retraite complémentaire qu'un porté payé 63 000 € brut.
C'est pourquoi nous déconseillons la SASU rémunérée uniquement en dividendes. Elle affiche le meilleur rendement immédiat et la plus mauvaise protection : ni trimestre, ni indemnité en cas d'arrêt de travail.
Charge administrative et coûts fixes
| Moment | Portage salarial | SASU |
|---|---|---|
| Avant de facturer | Un contrat de travail et un contrat commercial | Statuts, dépôt du capital, immatriculation |
| Chaque mois | Compte rendu d'activité, notes de frais | Factures, TVA, paie du président s'il se verse un salaire |
| Chaque année | Rien | Comptes annuels, déclaration de résultat, approbation des comptes |
| Coût à 100 000 € de chiffre d'affaires | 5 000 à 8 000 € pour 5 à 8 % de frais ; 1 200 à 3 000 € avec un forfait | Environ 4 000 € dans notre hypothèse, que vous facturiez ou non |
| Si l'activité s'arrête | Le contrat prend fin | Société à mettre en sommeil ou à dissoudre |
Deux remarques. Les coûts de la SASU sont fixes : ils courent pendant un trou d'activité, alors que des frais de gestion au pourcentage tombent à zéro. Et les dividendes arrivent tard : ils ne se décident qu'après la clôture de l'exercice, ce qui suppose de tenir la première année avec le seul salaire.
Un expert-comptable en ligne prend en charge l'essentiel des obligations, mais pas toutes : vous restez responsable de vos déclarations et de votre trésorerie.
À partir de quand basculer de l'un à l'autre
Il n'existe pas de seuil légal ni de chiffre d'affaires magique. Nous raisonnons avec cinq signaux.
| Signal | Restez en portage si… | Passez en SASU si… |
|---|---|---|
| Ancienneté de l'activité | Moins d'un an, ou première mission | Plus d'un an, clients récurrents |
| Visibilité | Mission de quelques mois, suite incertaine | Mission longue ou carnet de commandes rempli |
| Chiffre d'affaires | Irrégulier ou inférieur à 80 000 € | Stable, autour de 100 000 € ou plus |
| Épargne de précaution | Moins de six mois de dépenses | Six mois ou plus |
| Droits au chômage existants | Aucun | Oui : la SASU permet de les mobiliser |
Un calcul simple aide à trancher. Avec une part de dividendes, la SASU rapporte environ 9 000 à 13 000 € de plus par an. Les droits au chômage que vous abandonnez valent au maximum 43 000 à 54 500 € bruts. Il faut donc environ quatre à six ans de SASU optimisée pour « rembourser » une assurance que vous n'utiliserez peut-être jamais. À l'inverse, six mois de chômage indemnisé après la fin d'un contrat de portage représentent environ 18 000 € bruts à 500 € de TJM.
Si vous vous attendez à enchaîner les missions sans interruption, la SASU gagne. Si votre secteur ou votre client vous inquiète, le portage est une assurance correctement tarifée.
Du portage vers la SASU
C'est le parcours le plus courant : démarrer en portage, puis créer sa société une fois l'activité installée. Si votre contrat de portage se termine par une fin de CDD ou une rupture conventionnelle, les droits acquis peuvent, sous conditions, financer le démarrage de la SASU par le maintien de l'allocation ou par l'ARCE.
Deux précautions. La rupture conventionnelle suppose l'accord de la société de portage, et France Travail apprécie chaque situation : ne bâtissez pas votre plan de trésorerie sur un droit qui n'est pas encore ouvert. Et la limite de 36 mois par prestation fixe de toute façon une échéance si vous restez chez le même client.
De la SASU vers le portage
Le mouvement inverse est plus rare. Il a du sens si vous voulez retrouver une couverture chômage avant une période risquée, ou simplifier votre gestion pour une mission ponctuelle. Vos droits ne s'ouvriront qu'après au moins six mois de travail salarié, suivis d'une perte involontaire d'emploi.
Notre avis
Le portage salarial est une assurance, la SASU un outil d'optimisation. Les opposer sur le seul revenu net n'a pas de sens : à salaire égal, quelques milliers d'euros les séparent, et c'est à peu près le prix de la couverture chômage et du service rendu.
Notre position :
- vous débutez, sans droits au chômage : commencez en portage, le temps de valider votre marché et votre TJM ;
- vous quittez un CDI avec des droits ouverts : étudiez la SASU dès le départ, c'est là qu'elle est la plus avantageuse ;
- votre activité est installée autour de 100 000 € ou plus : la SASU avec un salaire correct et une part de dividendes est le meilleur compromis, à condition de garder une épargne de précaution ;
- dans tous les cas, évitez la SASU sans aucun salaire.
Si vous retenez la société, il reste à choisir sa forme : nous comparons les deux principales dans SASU ou EURL. Pour une situation particulière (cumul avec un emploi, droits au chômage en cours, conjoint associé), faites valider votre montage par un expert-comptable.
Sources
- Code du travail, articles L1254-1 à L1254-31 : cadre du portage salarial, durée maximale de 36 mois.
- Urssaf, simulateur SASU mon-entreprise : régime du président assimilé salarié, absence de cotisation chômage, modèle de calcul utilisé.
- Urssaf, simulateur de salaire mon-entreprise : modèle de calcul utilisé pour le portage.
- Service-Public Entreprendre, impôt sur les sociétés (vérifié le 17 février 2026) : taux de 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %.
- Service-Public Entreprendre, imposition des dividendes (vérifié le 21 février 2026) : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, option pour le barème.
- Service-Public, allocation d'aide au retour à l'emploi (vérifié le 23 juillet 2026) : conditions, calcul, dégressivité, durées.
- Unédic, fiche « Rupture conventionnelle » (mise à jour le 5 octobre 2026) : plafond de 15 mois depuis le 1er septembre 2026.
- Unédic, fiche « Durée d'indemnisation » : 548 jours avant 55 ans.
- Unédic, « Allocations d'assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026 » (30 juin 2026) : plancher de dégressivité de 92,57 € maintenu.
- Unédic, fiche « Cumul ARE-Rémunération » : formule de cumul pour les créateurs d'entreprise, plafond de 60 % des droits restants.
- Unédic, fiche « ARCE » : capital de 60 % des droits restants, versé en deux fois.
- Unédic, fiche « Taux de contribution » : contribution patronale d'assurance chômage de 4 %.
- Service-Public, durée d'assurance retraite du salarié (vérifié le 1er janvier 2026) : 7 212 € de salaire brut pour valider quatre trimestres en 2026.
- Service-Public, plafond de la sécurité sociale 2026 : 48 060 € par an.
- Rapport de branche du portage salarial 2026 : moyenne de 8 % de frais de gestion retenue pour le secteur.
Questions fréquentes
Portage salarial ou SASU : lequel rapporte le plus ?
La SASU, mais l'écart dépend de la façon dont vous vous rémunérez. Dans notre simulation à 100 000 € de chiffre d'affaires, elle laisse environ 3 400 € de plus par an que le portage si vous vous versez tout en salaire, et de 8 800 à 11 000 € de plus avec une part de dividendes. En contrepartie, le président de SASU ne cotise pas à l'assurance chômage.
Le président de SASU a-t-il droit au chômage ?
Non. Le président de SASU est assimilé salarié pour la maladie et la retraite, mais il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'acquiert donc aucun droit au titre de son mandat. Il peut en revanche percevoir des droits acquis avant la création de sa société, par exemple après la rupture conventionnelle d'un CDI.
Peut-on toucher l'ARE en créant une SASU ?
Oui, si vous avez des droits ouverts avant la création. Vous pouvez soit conserver votre allocation mensuelle, diminuée de 70 % de la rémunération que vous vous versez, dans la limite de 60 % de vos droits restants depuis le 1er avril 2025, soit demander l'ARCE, un capital égal à 60 % de ces droits versé en deux fois. France Travail examine chaque situation.
À partir de quel chiffre d'affaires passer du portage à la SASU ?
Il n'existe pas de seuil légal. Notre repère : une activité installée depuis au moins un an, autour de 100 000 € de chiffre d'affaires, avec de la visibilité sur les missions et quelques mois de dépenses d'avance. En dessous, le gain de la SASU est trop faible au regard de la protection abandonnée, sauf si vous disposez déjà de droits au chômage.
Peut-on passer du portage salarial à la SASU ?
Oui. Il faut mettre fin au contrat de portage, créer la société puis signer un nouveau contrat avec votre client. Si le contrat de portage se termine par une fin de CDD ou une rupture conventionnelle, vous pouvez sous conditions mobiliser vos droits au chômage pour financer le démarrage de la SASU. La rupture conventionnelle suppose l'accord de la société de portage.
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