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Salaire ou dividendes en SASU : le calcul 2026 du freelance tech

Prélèvement forfaitaire à 31,4 %, cotisations, retraite, arrêt maladie : où placer le curseur entre salaire et dividendes en SASU et en EURL, avec une simulation à 100 000 € de chiffre d'affaires.

Par Malek RezguiMis à jour le 16 min de lecture

Sommaire

En SASU, chaque euro qui sort de votre société passe par l'un de deux guichets. Le salaire supporte environ 80 % de cotisations rapportées au net, mais il finance votre retraite, vos indemnités journalières et votre prévoyance. Le dividende supporte l'impôt sur les sociétés puis 31,4 % de prélèvement forfaitaire, et ne finance aucun droit.

Depuis le 1er janvier 2026, ce prélèvement est passé de 30 % à 31,4 %. L'avantage du dividende s'est réduit sans disparaître. Reste à savoir où placer le curseur, et pourquoi la réponse n'est pas la même en EURL. Nous avons refait le calcul pour un freelance tech qui facture 100 000 € par an, avec les barèmes en vigueur au 5 octobre 2026.

En bref

  • En SASU, 1 € net de salaire coûte environ 1,80 € à la société avant impôt sur le revenu. 1 € net de dividende coûte entre 1,72 € et 1,94 € de bénéfice, impôt compris.
  • À 100 000 € de chiffre d'affaires, notre simulation donne environ 43 900 € nets après impôts en tout salaire, 51 300 € avec 26 000 € de salaire brut et des dividendes, 50 500 € avec un salaire plancher de 9 612 €.
  • Les quelque 7 400 € d'écart ne sont pas un cadeau : ils correspondent à des droits à la retraite et à une couverture en cas d'arrêt de travail que vous n'achetez plus.
  • Sans aucun salaire, vous ne validez aucun trimestre et vous pouvez devoir la cotisation subsidiaire maladie, de l'ordre de 3 200 € dans notre exemple.
  • En EURL à l'impôt sur les sociétés, les dividendes supportent les cotisations du gérant au-delà de 10 % du capital. La rémunération y reste le canal le plus efficace.

Les hypothèses de nos calculs

Une simulation ne vaut que par ses hypothèses. Voici les nôtres.

  • Activité : TJM de 500 €, 200 jours facturés, soit 100 000 € hors taxes.
  • Charges hors rémunération : 8 000 € par an (frais professionnels, expert-comptable, assurances, logiciels). Il reste 92 000 € à répartir. Ce sont les hypothèses de notre duel SASU ou EURL.
  • Foyer : célibataire, une part, aucun autre revenu.
  • Impôt sur les sociétés, taux 2026 : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà. Le taux réduit suppose un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros et un capital entièrement libéré, détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.
  • Dividendes, taux 2026 : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
  • Impôt sur le revenu : barème applicable aux revenus 2025, le dernier publié, décote comprise.
  • Plafond annuel de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €.
  • Distribution : tout le bénéfice après impôt est distribué. Nous négligeons la réserve légale, soit 5 % du bénéfice jusqu'à ce qu'elle atteigne 10 % du capital.

Les montants de la SASU viennent du moteur de calcul des simulateurs de l'Urssaf. Ceux de l'EURL sont calculés par nos soins à partir du barème 2026 des indépendants. Lisez-les comme des ordres de grandeur.

Attention : les dividendes d'un exercice se décident après sa clôture et se versent l'année suivante. Nos tableaux décrivent un régime de croisière, pas votre première année.

Ce que coûte 1 € net selon le canal

Avant de répartir, il faut connaître le prix de chaque canal. Le tableau ci-dessous indique combien la société doit dépenser, ou gagner, pour que 1 € arrive sur votre compte.

CanalAvant impôt sur le revenuAprès impôt, tranche à 11 %Après impôt, tranche à 30 %Droits ouverts
Salaire du président de SASU≈ 1,80 €≈ 2,01 €≈ 2,53 €Retraite, maladie, prévoyance
Dividendes de SASU, prélèvement forfaitairesans objet1,72 € à 1,94 €1,72 € à 1,94 €Aucun
Rémunération du gérant d'EURL≈ 1,46 €≈ 1,63 €≈ 2,02 €Retraite, maladie, invalidité-décès
Dividendes d'EURL au-delà de 10 % du capitalsans objet≈ 2,10 € à 2,40 €≈ 2,10 € à 2,40 €Ceux des cotisations du gérant

Pour les dividendes, la fourchette dépend du taux d'impôt sur les sociétés : 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice, 25 % ensuite. Le calcul est simple. Sur 100 € de bénéfice taxé à 15 %, il reste 85 € à distribuer, puis 58,30 € après le prélèvement de 31,4 %.

Deux enseignements. En SASU, le dividende coûte moins cher que le salaire dès que vous êtes imposé à 11 % ou plus. En EURL, c'est l'inverse : la rémunération coûte moins cher que le dividende.

Dividendes : 31,4 % en 2026, et l'option pour le barème

Le dividende est imposé deux fois. La société paie d'abord l'impôt sur les sociétés sur son bénéfice. Vous payez ensuite, comme associé, le prélèvement forfaitaire unique.

Ce prélèvement est passé à 31,4 % au 1er janvier 2026, à la suite d'une hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital. Il se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Vous pouvez préférer le barème progressif, en cochant la case 2OP de votre déclaration. Les 18,6 % restent dus. Mais l'impôt sur le revenu est alors calculé sur 60 % du dividende, après un abattement de 40 %, et 6,8 % de CSG deviennent déductibles.

Votre tranche marginaleImpôt sur le revenu avec le barèmeAvec le prélèvement forfaitaireLe plus favorable
0 %0 % du dividende12,8 %Barème
11 %≈ 5,9 %12,8 %Barème
30 %≈ 16 %12,8 %Prélèvement forfaitaire
41 %≈ 21,8 %12,8 %Prélèvement forfaitaire

Attention au piège : les dividendes s'ajoutent à vos autres revenus et peuvent vous faire changer de tranche. L'option vaut en outre pour l'ensemble de vos revenus de capitaux de l'année. Le calcul se fait donc sur votre foyer réel, pas sur une tranche théorique.

Au moment du versement, la société prélève un acompte de 12,8 %. Vous pouvez en demander la dispense si votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 50 000 € pour une personne seule, ou 75 000 € pour un couple. La demande se fait au plus tard le 30 novembre de l'année précédente.

Trois répartitions pour 100 000 € de chiffre d'affaires en SASU

Nous avons retenu trois façons de sortir les 92 000 € disponibles.

  • Tout en salaire. La société ne fait aucun bénéfice.
  • Salaire de 26 000 € brut par an, soit environ 2 170 € par mois, juste au-dessus du seuil qui ouvre droit aux indemnités journalières. Le reste en dividendes.
  • Salaire plancher de 9 612 € brut par an, soit 801 € par mois. C'est 20 % du plafond de la Sécurité sociale, un seuil dont nous expliquons l'utilité plus bas. Le reste en dividendes.
Tout en salaire26 000 € de salaire brut + dividendes9 612 € de salaire brut + dividendes
Salaire brut annuel65 580 €26 000 €9 612 €
Coût total du salaire pour la société92 000 €36 670 €13 710 €
Salaire net avant impôt51 700 €20 280 €7 330 €
Bénéfice soumis à l'impôt sur les sociétés0 €55 330 €78 290 €
Impôt sur les sociétés0 €9 580 €15 320 €
Dividendes bruts0 €45 740 €62 970 €
Prélèvement forfaitaire de 31,4 %0 €14 360 €19 770 €
Impôt sur le revenu sur le salaire7 830 €370 €0 €
Revenu net après impôts43 860 €51 300 €50 530 €
Variante avec option pour le barèmesans objet51 260 €53 270 €
Trimestres de retraite validés444
Salaire sur lequel vous cotisez65 580 €26 000 €9 612 €
Indemnité journalière maladie de base42,97 € brut par jour, le plafond≈ 35,60 € brut par jourConditions a priori non remplies

Le tout salaire laisse environ 7 400 € de moins par an que la répartition intermédiaire. C'est le prix des cotisations : 40 300 € dans le premier cas, 16 390 € dans le deuxième.

Entre les deux répartitions avec dividendes, l'écart est faible avec le prélèvement forfaitaire. Il se creuse au profit du salaire plancher si vous optez pour le barème, parce que vos revenus imposables restent alors largement dans les tranches basses. Cet avantage disparaît dès que votre foyer a d'autres revenus.

À retenir : en SASU, à 100 000 € de chiffre d'affaires, passer du tout salaire à un salaire de 26 000 € brut complété par des dividendes augmente le revenu net d'environ 17 %. Descendre plus bas ne rapporte presque rien de plus avec le prélèvement forfaitaire, et coûte des droits.

Deux simulateurs officiels de l'Urssaf permettent de tester d'autres répartitions : le premier calcule la rémunération nette du président de SASU, le second ce qu'il reste d'un dividende après impôt et prélèvements sociaux.

Simulateur officiel

Rémunération du dirigeant de SASU. Outil de l'Urssaf, hébergé par mon-entreprise.urssaf.fr, avec les barèmes en vigueur. Vos saisies ne nous sont pas transmises.

Simulateur officiel

Dividendes : impôt et prélèvements sociaux. Outil de l'Urssaf, hébergé par mon-entreprise.urssaf.fr, avec les barèmes en vigueur. Vos saisies ne nous sont pas transmises.

Ce que le tableau ne montre pas : retraite et arrêt de travail

Les trois colonnes valident quatre trimestres. Elles ne se valent pas pour autant.

Trimestres. En 2026, un trimestre est validé pour 1 803 € de salaire brut soumis à cotisations, soit 150 fois le Smic horaire au 1er janvier. Quatre trimestres demandent 7 212 € bruts sur l'année.

Montant de la pension. Valider des trimestres ne suffit pas. La retraite de base est calculée sur la moyenne de vos 25 meilleures années de salaire brut. Une année à 9 612 € pèse peu dans cette moyenne. La retraite complémentaire, elle, dépend des points acquis, donc directement des cotisations versées.

Arrêt maladie. Pour percevoir des indemnités journalières, un assimilé salarié doit avoir travaillé 150 heures sur les trois mois précédents, ou avoir cotisé sur un salaire d'au moins 1 015 fois le Smic horaire sur six mois. Ce second seuil représente 12 494,65 € sur six mois, soit environ 2 080 € brut par mois. Avec 801 € par mois, vous en êtes loin.

Montant des indemnités. Elles sont égales à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 42,97 € brut par jour en 2026, après trois jours de carence. Même au plafond, on est loin d'un TJM de 500 €. C'est pourquoi un contrat de prévoyance reste utile quelle que soit la répartition : nous y revenons dans notre guide des assurances du freelance.

Chômage. Le salaire du président n'ouvre aucun droit à l'assurance chômage, quel que soit son montant. Si vous percevez encore l'allocation d'aide au retour à l'emploi après un CDI, la logique s'inverse : un président non rémunéré la conserve, et les dividendes ne la réduisent pas. Voyez notre guide pour quitter son CDI et devenir freelance.

Le piège du zéro salaire

Sur le papier, le tout dividendes donne 50 250 € nets dans notre exemple. En pratique, trois choses se passent.

Vous ne validez aucun trimestre. Vous n'avez droit à aucune indemnité journalière. Et vous pouvez devoir la cotisation subsidiaire maladie, souvent appelée taxe PUMa.

Cette cotisation vise les personnes dont les revenus d'activité sont inférieurs à 20 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 9 612 € en 2026, et dont les revenus du capital dépassent 50 % de ce plafond, soit 24 030 €. La formule est fixée par le code de la sécurité sociale :

6,5 % × (revenus du capital − 24 030 €) × (1 − revenus d'activité ÷ 9 612 €)

Exemple : avec 73 250 € de dividendes et aucun salaire, la cotisation atteint environ 3 200 €. Avec un salaire brut de 9 612 €, le dernier terme de la formule tombe à zéro : la cotisation disparaît.

C'est la raison d'être de notre troisième colonne. Un salaire de 9 612 € brut neutralise cette cotisation et valide quatre trimestres. Il ne règle pas la question de l'arrêt de travail.

Des cas d'exonération existent, notamment selon les revenus de remplacement perçus dans l'année. Faites vérifier votre situation avant de retenir une rémunération nulle.

En EURL à l'impôt sur les sociétés, les dividendes sont chargés

Le gérant associé unique d'une EURL est travailleur non salarié. Ses cotisations sont plus faibles : environ 46 % du net, contre 80 % en SASU. Mais la loi a fermé la porte des dividendes.

La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes inscrites en compte courant d'associé entre dans l'assiette de ses cotisations sociales. Avec un capital de 1 000 € et pas de compte courant, seuls 100 € y échappent.

Depuis la réforme applicable aux revenus 2025, cette assiette est calculée sur la rémunération et les dividendes concernés, après un abattement forfaitaire de 26 %. Voici ce que cela donne avec les mêmes 92 000 €.

Tout en rémunération60 000 € de rémunération + dividendes30 000 € de rémunération + dividendes
Budget de rémunération, cotisations comprises92 000 €60 000 €30 000 €
Cotisations sociales du gérant28 960 €19 250 €8 940 €
Rémunération nette avant impôt63 040 €40 750 €21 060 €
Bénéfice soumis à l'impôt sur les sociétés0 €32 000 €62 000 €
Impôt sur les sociétés0 €4 800 €11 250 €
Dividendes bruts0 €27 200 €50 750 €
Cotisations sociales sur les dividendes0 €≈ 8 200 €≈ 16 400 €
Impôt sur le revenu, rémunération et dividendes10 660 €7 940 €6 870 €
Revenu net après impôts52 380 €≈ 51 800 €≈ 48 500 €

Plus vous déplacez de revenu vers les dividendes, plus le net baisse. Les cotisations prélevées sur les dividendes, de l'ordre de 30 % dans notre exemple, s'ajoutent à l'impôt sur les sociétés et aux 12,8 % d'impôt sur le revenu.

Notre position est donc simple. En EURL à l'impôt sur les sociétés avec un petit capital, rémunérez-vous, et ne distribuez que ce qui dépasse vos besoins. Ces cotisations ouvrent au moins des droits : indemnités journalières calculées sur le revenu cotisé, plafonnées à 65,84 € par jour en 2026, et retraite.

Si vous hésitez encore entre les deux formes, le comparatif complet est dans notre article SASU ou EURL.

Les autres leviers avant de trancher

Salaire et dividendes ne sont pas les deux seules sorties.

Les frais professionnels

Une dépense engagée dans l'intérêt de la société et justifiée par une facture est une charge déductible. Elle réduit le bénéfice sans passer par votre fiche de paie. Les frais que vous avancez pour la société et qu'elle vous rembourse sur justificatifs ne sont pas une rémunération.

La limite est nette : les dépenses personnelles du dirigeant ne sont pas déductibles. Faites valider chaque poste récurrent par votre expert-comptable plutôt que de vous fier à des listes trouvées en ligne.

L'épargne retraite

Les versements sur un plan d'épargne retraite individuel sont déductibles du revenu imposable, dans une limite annuelle. Pour un salarié, donc pour un président de SASU, elle est égale à 10 % des revenus d'activité de l'année précédente, avec un maximum de 37 680 € et un minimum de 4 710 € pour les versements de 2026.

Pour un travailleur non salarié, le code général des impôts prévoit un plafond spécifique : 10 % du bénéfice imposable retenu dans la limite de huit plafonds de la Sécurité sociale, plus 15 % de la fraction comprise entre un et huit plafonds.

Le levier n'a de sens que si vous êtes imposé au barème à un taux significatif. Avec un salaire plancher et des dividendes au prélèvement forfaitaire, la déduction ne s'impute presque sur rien.

Le compte courant d'associé

Si vous avez prêté de l'argent à votre société, elle peut vous verser des intérêts. Ils sont déductibles de son résultat à deux conditions : un capital entièrement libéré et un taux qui ne dépasse pas le taux de référence fiscal. Vous êtes imposé sur ces intérêts au prélèvement forfaitaire de 31,4 % ou au barème.

Le remboursement du compte courant lui-même n'est pas un revenu. En EURL, les sommes laissées en compte courant relèvent en outre le seuil de 10 % au-delà duquel les dividendes sont chargés.

Laisser le bénéfice dans la société

Rien n'oblige à tout distribuer. Un bénéfice laissé en réserve n'a supporté que l'impôt sur les sociétés, à 15 % jusqu'à 42 500 €. Il finance une période sans mission, un investissement, ou une distribution une année où vos revenus seront plus faibles.

Calendrier : quand se décide quoi

DécisionMomentFormalité
Montant du salaire ou de la rémunérationEn cours d'exerciceDécision de l'associé unique, bulletin de paie en SASU
Prime ou complément de rémunérationAvant la clôtureMême formalisme
Distribution de dividendesÀ l'approbation des comptes, en pratique dans les six mois de la clôtureDécision d'affectation du résultat
Versement des dividendesDans les neuf mois de la clôtureAcompte de 12,8 % et prélèvements sociaux versés par la société
Option pour le barèmeAu printemps suivantCase 2OP de la déclaration de revenus

La rémunération doit correspondre à un travail effectif et ne pas être excessive pour rester déductible du résultat. Ce n'est pas un sujet pour un freelance qui réalise seul son chiffre d'affaires, mais formalisez la décision par écrit.

Notre position

En SASU, ne descendez pas sous le salaire plancher. À 9 612 € brut, vous validez quatre trimestres et vous neutralisez la cotisation subsidiaire maladie. C'est le minimum défendable.

Visez plutôt un salaire qui ouvre les indemnités journalières. Autour de 25 000 à 26 000 € brut par an, le revenu net est du même ordre qu'avec le salaire plancher au prélèvement forfaitaire, et vous gardez une couverture maladie de base et des droits à la retraite moins symboliques.

Le tout salaire se défend dans un cas. Si vous voulez maximiser vos droits à la retraite par répartition et que 7 400 € de net en moins par an ne vous gênent pas. À ce niveau, comparez avec le portage salarial, qui ajoute l'assurance chômage.

En EURL, rémunérez-vous. Les dividendes n'y sont pas un outil d'optimisation avec un petit capital.

Dans tous les cas, la bonne répartition dépend de votre foyer fiscal, de votre âge, de vos droits acquis et de vos projets. C'est exactement le type de question à poser chaque année, chiffres réels à l'appui, à votre expert-comptable.

Sources

Questions fréquentes

Quel est le taux d'imposition des dividendes en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique est de 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour le barème progressif, avec un abattement de 40 % sur les dividendes et 6,8 % de CSG déductible ; les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus dans les deux cas.

Quel salaire minimum se verser en SASU pour valider quatre trimestres de retraite ?

En 2026, il faut 1 803 € de salaire brut soumis à cotisations pour valider un trimestre, soit 7 212 € bruts sur l'année pour en valider quatre. Ce minimum valide des trimestres, mais il ne construit ni une pension élevée ni un droit aux indemnités journalières.

Peut-on se rémunérer uniquement en dividendes en SASU ?

Oui, rien ne l'interdit. Mais un président sans salaire ne cotise pas : aucun trimestre de retraite, aucune indemnité journalière. Il peut en plus devoir la cotisation subsidiaire maladie lorsque ses revenus d'activité sont inférieurs à 20 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 9 612 € en 2026.

Les dividendes sont-ils soumis à cotisations sociales en EURL ?

Oui, lorsque l'EURL est à l'impôt sur les sociétés et que le gérant est l'associé unique. La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes laissées en compte courant d'associé entre dans l'assiette de ses cotisations sociales. Avec un capital de 1 000 €, seuls 100 € y échappent.

Prélèvement forfaitaire ou barème progressif : que choisir pour ses dividendes ?

Le prélèvement forfaitaire s'applique par défaut. Le barème devient intéressant quand vos revenus imposables restent dans les tranches à 0 % et 11 %, ce qui arrive avec un petit salaire et pas d'autres revenus dans le foyer. L'option se prend chaque année dans la déclaration de revenus : faites le calcul avec vos chiffres réels.

Quand peut-on se verser des dividendes ?

Après la clôture de l'exercice et l'approbation des comptes, s'il existe un bénéfice distribuable. Les dividendes doivent ensuite être versés dans les neuf mois qui suivent la clôture. Une société créée en cours d'année ne peut donc pas en distribuer avant son premier bilan.

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