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Portage salarial : fonctionnement, salaire net et limites en 2026

Vous facturez 100 000 € par an : combien reste-t-il en portage salarial, et qu'achetez-vous avec la différence ? Cadre légal, frais, salaire net et chômage, chiffres 2026 à l'appui.

Par Malek RezguiMis à jour le 15 min de lecture

Sommaire

Vous facturez 500 € par jour, 200 jours par an. Sur ces 100 000 € hors taxes, le portage salarial vous laisse environ 50 000 € de salaire net avant impôt. L'autre moitié part en cotisations sociales et en frais de gestion. La bonne question n'est donc pas « combien ça coûte », mais « qu'est-ce que j'achète avec cette moitié, et en ai-je besoin ».

Ce guide y répond avec les textes et les chiffres en vigueur en octobre 2026 : Code du travail, convention collective, barèmes de cotisations et règles d'assurance chômage, dont le plafond de 15 mois qui s'applique depuis le 1er septembre 2026 après une rupture conventionnelle.

En bref

  • Le portage salarial associe un contrat de travail et un contrat commercial : vous trouvez vos clients, la société de portage facture, encaisse et vous verse un salaire.
  • À 100 000 € de chiffre d'affaires, comptez 48 000 à 51 000 € de salaire net avant impôt selon les frais de gestion (simulation détaillée plus bas).
  • Un point de frais de gestion en plus, c'est environ 540 € de net en moins par an à ce niveau de facturation.
  • Vous cotisez à l'assurance chômage : à ce niveau de salaire, l'allocation tourne autour de 2 800 à 3 000 € bruts par mois, pendant 15 à 18 mois au maximum avant 55 ans.
  • Le portage convient pour démarrer ou traverser une période incertaine. Pour une activité stable autour de 100 000 €, il laisse moins de net qu'une société : à vous de décider si l'assurance vaut la prime.

Comment fonctionne le portage salarial : une relation à trois

Le Code du travail (article L1254-1) définit le portage salarial par deux contrats qui fonctionnent ensemble.

QuiSigne quoiFait quoi
Vous, salarié portéUn contrat de travail (CDD ou CDI) avec la société de portageTrouvez le client, négociez le prix, réalisez la mission
La société de portageUn contrat commercial de prestation avec le clientFacture, encaisse, paie les cotisations, vous verse un salaire
L'entreprise clienteLe contrat commercialPaie la facture, sans devenir votre employeur

Deux conséquences pratiques. D'abord, c'est vous qui prospectez : la loi précise que la société de portage n'est pas tenue de vous fournir du travail (article L1254-2). Ensuite, pas de mission, pas de salaire : les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées (article L1254-21).

Le portage ne règle donc pas la question commerciale. Si vous n'avez pas encore de client, commencez par trouver une mission freelance.

Le cadre légal et la convention collective

Le portage est encadré depuis une ordonnance d'avril 2015, codifiée aux articles L1254-1 à L1254-31 du Code du travail. Une convention collective de branche, signée le 22 mars 2017 et étendue le 28 avril 2017 (IDCC 3219), complète la loi.

Côté client, trois limites :

  • le recours au portage n'est possible que pour une tâche occasionnelle qui ne relève pas de l'activité normale et permanente de l'entreprise, ou pour une prestation ponctuelle qui demande une expertise absente en interne (article L1254-3) ;
  • la prestation ne peut pas dépasser 36 mois (article L1254-4) ;
  • les services à la personne sont exclus (article L1254-5).

Côté société de portage, trois obligations vous protègent :

  • elle exerce le portage à titre exclusif (article L1254-24) ;
  • elle justifie d'une garantie financière qui couvre vos salaires et cotisations en cas de défaillance : au moins 10 % de la masse salariale de l'année précédente, avec un minimum de 96 120 € en 2026, soit deux fois le plafond annuel de la sécurité sociale (48 060 €) ;
  • elle tient un compte d'activité et vous informe chaque mois des versements du client, des frais de gestion, des frais professionnels, des prélèvements et de votre rémunération nette (article L1254-25).

Attention : la limite de 36 mois vise la prestation chez un même client. Si votre mission a vocation à durer davantage, anticipez le changement de statut plutôt que de le subir au dernier moment.

Conditions d'accès et rémunération minimale

La loi pose trois critères : expertise, qualification et autonomie, c'est-à-dire la capacité à chercher vous-même vos clients et à négocier vos conditions (article L1254-2). Service-Public, comme l'article 2 de la convention collective, retient une qualification de niveau Bac+2 ou une expérience significative d'au moins trois ans dans le même secteur d'activité. Un développeur ou un product owner qui sort de quelques années de salariat remplit ces conditions.

La convention collective fixe ensuite un salaire minimum, exprimé en pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale. Le piège : la référence est le plafond de 2017 (3 269 €), pas celui de 2026 (4 005 €). Appliquer les pourcentages au plafond de l'année donne des minima trop élevés.

Depuis l'avenant n° 12, étendu en juillet 2024 et confirmé par le Conseil d'État en mai 2026, la grille compte quatre niveaux.

NiveauSalaire minimumMontant brut mensuel à temps plein
Premier niveau63 % du plafond 20172 059,47 €
Junior70 % du plafond 20172 288,30 €
Senior75 % du plafond 20172 451,75 €
Expert85 % du plafond 20172 778,65 €

À ce salaire s'ajoute une réserve de 10 %, détaillée plus bas. Service-Public indique ainsi une rémunération brute totale d'au moins 2 517,13 € par mois pour un junior à temps plein. Sa fiche n'affiche encore que les trois niveaux historiques (junior, senior, forfait jours) : le montant du premier niveau est calculé par nos soins à partir du pourcentage fixé par l'avenant.

Pour un freelance tech, ces minima ne sont pas une contrainte. Il faut environ 3 600 € de chiffre d'affaires mensuel pour couvrir le minimum d'un junior et 3 900 € pour celui d'un senior, réserve comprise, soit neuf à dix jours à 400 € (ordre de grandeur, avec 7 % de frais de gestion). Le sujet se pose seulement pour une activité très partielle ou un tarif bas : dans ce cas, travaillez d'abord votre TJM.

Frais de gestion : comment se rémunère la société de portage

La société de portage prélève des frais de gestion sur votre chiffre d'affaires hors taxes. Deux modèles coexistent sur les sites que nous avons relevés en octobre 2026 :

  • un pourcentage du chiffre d'affaires, de 5 % à 10 % selon les sociétés, parfois plafonné ou dégressif ;
  • un forfait mensuel fixe, d'environ 100 à 250 € hors taxes.

Le rapport de branche 2026 retient pour sa part une moyenne de 8 % pour estimer le chiffre d'affaires du secteur.

Le taux affiché ne dit pas tout : base de calcul, options payantes et plafonds changent la facture finale. Nous détaillons ces points, société par société, dans notre comparatif des sociétés de portage salarial.

Du chiffre d'affaires au salaire net : exemple détaillé

Exemple : nos hypothèses. TJM de 500 €, 200 jours facturés, soit 100 000 € hors taxes. Frais de gestion de 7 %. Statut cadre, société de portage de 50 à 249 salariés établie à Paris (versement mobilité de 3,2 %), aucun frais professionnel, toute l'enveloppe versée en salaire dans l'année, réserve et congés payés compris. Calcul réalisé avec le modèle open source de l'Urssaf (mon-entreprise), barèmes en vigueur au 1er juillet 2026. Impôt : célibataire sans enfant, sans autre revenu.

ÉtapeMontant annuel
Chiffre d'affaires hors taxes100 000 €
Frais de gestion (7 %)− 7 000 €
Montant disponible93 000 €
Cotisations patronales (environ 47 % du brut)− 29 800 €
Salaire brut63 200 €
Cotisations salariales (environ 21 % du brut)− 13 400 €
Salaire net avant impôt49 800 €, soit environ 4 150 € par mois
Impôt sur le revenu− 7 300 €
Salaire net après impôt42 500 €

Le point qui surprend les anciens salariés : en portage, vous payez les deux parts de cotisations, patronale et salariale. C'est mécanique, puisque le montant disponible est le coût total de votre emploi. Parmi les cotisations patronales figure l'assurance chômage, au taux de 4 % depuis le 1er mai 2025.

Voici le salaire net avant impôt pour d'autres niveaux de facturation et de frais, avec les mêmes hypothèses.

Chiffre d'affaires annuelFrais de 5 %Frais de 7 %Frais de 10 %
80 000 € (TJM de 400 €)40 700 €39 900 €38 700 €
100 000 € (TJM de 500 €)50 800 €49 800 €48 100 €
120 000 € (TJM de 600 €)60 400 €59 100 €57 200 €

Deux enseignements. Le net avant impôt représente 48 à 51 % du chiffre d'affaires, quel que soit le TJM. Et chaque point de frais de gestion pèse environ 540 € de net par an à 100 000 € de chiffre d'affaires.

Ces résultats sont des ordres de grandeur. Votre bulletin dépendra du taux de versement mobilité de la société, de sa mutuelle, de sa prévoyance et de votre foyer fiscal. Demandez toujours une simulation écrite.

Pour passer d'un montant chargé à un salaire net avec les barèmes en vigueur, le simulateur officiel de l'Urssaf ci-dessous donne un ordre de grandeur fiable. Saisissez dans le champ du coût total employeur votre chiffre d'affaires diminué des frais de gestion. Il ignore les particularités du portage (réserve financière, prime d'apport d'affaires, frais professionnels remboursés) : le net réel sera un peu différent.

Simulateur officiel

Salaire brut, salaire net et coût employeur. Outil de l'Urssaf, hébergé par mon-entreprise.urssaf.fr, avec les barèmes en vigueur. Vos saisies ne nous sont pas transmises.

Frais professionnels : le levier qui améliore le net

Une dépense engagée pour vos missions (déplacements, matériel, télétravail selon les règles de la société) peut vous être remboursée sur votre montant disponible, sans cotisations sociales. Ce remboursement n'est pas un revenu supplémentaire : c'est une dépense que vous n'avez plus à payer avec votre salaire net.

Exemple : avec 3 000 € de frais réels remboursés dans l'année, le salaire net de notre simulation baisse à environ 48 100 €, mais vous percevez 3 000 € de remboursements. Total : 51 100 €, soit environ 1 400 € de plus que sans note de frais.

Trois limites à garder en tête :

  • les frais doivent être réels, justifiés et liés à l'activité ; ce n'est pas une variable d'ajustement du salaire ;
  • chaque société applique sa politique (plafonds, justificatifs, frais acceptés) ;
  • la gestion des frais peut être facturée : ITG, par exemple, affiche une option à 2 % en plus de ses frais de gestion.

Certaines sociétés proposent aussi de l'épargne salariale. Selon le rapport de branche 2026, 58 % des sociétés interrogées ont mis en place au moins un dispositif, le plus souvent un plan d'épargne entreprise ou un plan d'épargne retraite.

Réserve financière, apport d'affaires et congés payés

Votre bulletin de salarié porté comporte des lignes qu'un salarié classique ne connaît pas.

ÉlémentRègleÀ quoi il sert
Indemnité d'apport d'affaires5 % de la rémunérationRémunère votre prospection ; elle est comprise dans le minimum conventionnel
Réserve financière (CDI)10 % du salaire de base de la dernière mission, mise de côté sur le compte d'activitéFinance les périodes entre deux missions
Indemnité de précarité (CDD)10 %, versée à la fin du contratTient lieu de réserve
Congés payésCompris dans la rémunérationProvisionnés ou versés au fil de l'eau selon la société

À retenir : rien de tout cela ne s'ajoute à votre enveloppe. Ces lignes découpent le même montant disponible. La réserve est votre argent, versé plus tard : vérifiez dans le contrat quand et comment elle vous est restituée.

CDI ou CDD : lequel choisir

CritèreCDD de portageCDI de portage
Durée18 mois maximum, renouvellements compris (deux au plus) ; report possible de 3 mois pour prospecterSans terme
Entre deux missionsLe contrat s'arrête avec la missionLe contrat continue, sans salaire hors réserve
Fin du contratArrivée du termeRupture conventionnelle le plus souvent, ou licenciement
Durée maximale du chômage avant 55 ans18 mois15 mois après une rupture conventionnelle
Banque et bailleurDossier moins lisibleBulletins de paie et CDI

En 2023, 70 % des salariés portés étaient en CDI. Ce contrat rassure une banque, mais il ne garantit aucun revenu. La convention collective permet même à la société d'engager un licenciement si, après un mois de prospection, vous n'avez conclu aucune nouvelle prestation (article 22.3, cité par le rapport de branche 2025).

Dans les faits, 89 % des sociétés interrogées pour ce même rapport privilégient la rupture conventionnelle pour mettre fin au contrat. Or les règles viennent de changer.

Attention : pour les contrats qui prennent fin à partir du 1er septembre 2026, la durée d'indemnisation après une rupture conventionnelle individuelle est plafonnée à 15 mois avant 55 ans et à 20,5 mois à partir de 55 ans. Les autres motifs (fin de CDD, licenciement) restent à 18 mois avant 55 ans.

Droits au chômage : ce que vous achetez vraiment

C'est la raison d'être du portage pour beaucoup de freelances : vous cotisez à l'assurance chômage comme tout salarié. Les conditions sont celles du droit commun :

  • avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois, ou des 36 derniers mois à partir de 55 ans ;
  • perdre son emploi involontairement : fin de CDD, rupture conventionnelle ou licenciement ;
  • s'inscrire à France Travail.

Pour les niveaux de salaire d'un freelance tech, l'allocation journalière représente 57 % du salaire journalier de référence. Avant 55 ans, une dégressivité de 30 % s'applique à partir du septième mois lorsque l'allocation dépasse 92,57 € par jour, ce montant servant de plancher.

Pour un salaire brut de 63 200 € par anMontant estimé
Allocation des six premiers moisenviron 2 950 € bruts par mois
Allocation à partir du septième moisenviron 2 780 € bruts par mois
Total sur 15 mois (rupture conventionnelle)environ 43 000 € bruts
Total sur 18 mois (fin de CDD, licenciement)environ 51 000 € bruts

Ces totaux sont des maxima théoriques. Ils supposent deux ans de travail à temps plein sans interruption et ignorent les différés : congés payés, indemnités supérieures au minimum légal et délai d'attente de 7 jours. Si vous avez alterné missions et mois sans salaire, votre salaire journalier de référence baisse, car une partie des jours non travaillés entre dans le calcul.

À retenir : tant que votre contrat de portage court, une période sans mission n'ouvre pas de droits. C'est la rupture du contrat qui les déclenche. Et une démission n'en ouvre pas, sauf cas particuliers.

Pour qui le portage salarial est adapté, et pour qui il ne l'est pas

Votre situationPortage adapté ?Pourquoi
Vous quittez un CDI et voulez tester le freelancingOuiDémarrage sans créer de société, et vous continuez à acquérir des droits au chômage
Première mission courte, suite incertaineOuiPas de structure à gérer ni à fermer si l'activité s'arrête
Projet immobilier à court termeOuiBulletins de paie et possibilité de CDI
Activité stable autour de 100 000 €Plutôt nonUne SASU ou une EURL laisse davantage de net, sans assurance chômage
Vous avez déjà des droits au chômageÀ comparerCréer une société permet de les mobiliser, ce que le portage ne fait pas de la même façon
Mission de plus de trois ans chez un clientNonPlafond légal de 36 mois
Moins de 3 600 € de chiffre d'affaires mensuel à temps pleinDifficileLe minimum conventionnel d'un junior n'est plus couvert
Services à la personneNonExclus par la loi

Si vous êtes encore salarié, lisez d'abord notre guide pour devenir freelance en quittant un CDI : la façon dont vous partez détermine vos droits. Et pour situer le portage parmi les autres options, voyez quel statut choisir quand on est freelance tech.

Le marché du portage en chiffres

Le rapport de branche 2026, construit sur les données Insee de 2023, recense 574 sociétés de portage actives, 45 439 salariés portés (+ 5 % en un an) et un chiffre d'affaires estimé à 2,42 milliards d'euros. 84 % des portés sont cadres et 93 % des sociétés comptent moins de 250 salariés portés.

Les prestations informatiques et l'intelligence artificielle arrivent en tête des domaines d'activité : 79 % des sociétés interrogées les citent dans leurs trois premiers. Le freelance tech est donc le client type du portage, sur un marché fragmenté. Vous avez le choix, et de quoi négocier.

Notre avis

Le portage salarial est un service doublé d'une assurance, et vous payez les deux : des frais de gestion de 5 000 à 10 000 € par an pour 100 000 € de chiffre d'affaires dans les offres au pourcentage, et des cotisations chômage que vous ne verseriez pas à la tête de votre société.

Nous le recommandons dans trois cas : pour démarrer sans créer de structure, pour traverser une période dont vous ne voyez pas l'issue, et si la sécurité de l'assurance chômage compte davantage pour vous que quelques milliers d'euros de net par an. Dans les autres cas, faites le calcul : nous l'avons posé à 500 et 600 € de TJM dans notre duel portage salarial ou SASU.

Pour une situation particulière (cumul avec une retraite, mission à l'étranger, litige avec une société de portage), consultez un expert-comptable ou un avocat en droit social.

Sources

Questions fréquentes

Combien gagne-t-on en portage salarial avec 100 000 € de chiffre d'affaires ?

Dans notre simulation (statut cadre, frais de gestion de 5 à 10 %, barèmes 2026), le salaire net avant impôt se situe entre 48 000 et 51 000 € par an, soit environ la moitié du chiffre d'affaires hors taxes. Le résultat varie selon les frais de gestion, les frais professionnels remboursés et les cotisations propres à chaque société de portage. Ce sont des ordres de grandeur, pas un engagement.

Quel est le salaire minimum en portage salarial en 2026 ?

La convention collective fixe le minimum en pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale de 2017 (3 269 €), et non de celui de 2026. Cela donne, à temps plein, 2 288,30 € brut par mois pour un junior, 2 451,75 € pour un senior et 2 778,65 € pour un expert, auxquels s'ajoute une réserve de 10 %. Un premier niveau à 63 % du plafond existe depuis l'extension de l'avenant n° 12 en juillet 2024.

A-t-on droit au chômage en portage salarial ?

Oui. Le salarié porté cotise à l'assurance chômage et peut percevoir l'allocation d'aide au retour à l'emploi s'il a travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers mois et s'il perd son emploi involontairement : fin de CDD, rupture conventionnelle ou licenciement. Une période sans mission pendant un CDI en cours n'ouvre pas de droits. Depuis le 1er septembre 2026, la durée d'indemnisation après une rupture conventionnelle est plafonnée à 15 mois avant 55 ans.

Vaut-il mieux un CDI ou un CDD de portage salarial ?

Le CDI rassure une banque ou un bailleur et évite de resigner un contrat à chaque mission, mais il ne garantit aucun salaire entre deux missions. Le CDD est limité à 18 mois, renouvellements compris, et sa fin ouvre des droits au chômage dans les conditions de droit commun. En 2023, 70 % des salariés portés étaient en CDI selon le rapport de branche.

Combien de temps peut durer une mission en portage salarial ?

La prestation réalisée chez une même entreprise cliente ne peut pas dépasser 36 mois, selon l'article L1254-4 du Code du travail. Le client ne peut en outre recourir au portage que pour une tâche occasionnelle ou une expertise qu'il n'a pas en interne. Au-delà de trois ans chez le même client, il faut changer de cadre, par exemple en créant une société.

Quels sont les frais de gestion en portage salarial ?

Les sociétés dont nous avons relevé les tarifs en octobre 2026 affichent des frais de 5 à 10 % du chiffre d'affaires hors taxes, ou des forfaits d'environ 100 à 250 € par mois. À 100 000 € de chiffre d'affaires, un point de frais en plus représente environ 540 € de salaire net en moins par an dans notre simulation. La base de calcul et les options payantes comptent autant que le taux affiché.

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